Avertissement — Les investissements présentés comportent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
← Le Mag

C'est la question que tout dirigeant se pose, souvent mal armé pour y répondre. Son comptable lui dit une chose, son banquier une autre. La vérité : il n'y a pas de réponse universelle — mais il y a une méthode rigoureuse. Et en 2025, quelques paramètres ont changé.

Pourquoi la question est si complexe

Un dirigeant de SARL ou SAS dispose de deux leviers pour se rémunérer : le salaire (rémunération de gérant) et les dividendes (distribution des bénéfices). Les deux sont imposés. Mais pas de la même façon, pas au même moment, et pas avec les mêmes conséquences sur votre retraite et votre protection sociale. Choisir l'un plutôt que l'autre sans simuler, c'est laisser plusieurs milliers d'euros sur la table chaque année.

Le salaire : coûteux mais protecteur

Chaque euro de salaire versé génère des cotisations sociales. Pour un gérant majoritaire de SARL (statut TNS), ces cotisations représentent environ 40 à 45 % du salaire net. Pour un président de SAS (assimilé salarié), elles montent à 75-80 % du salaire net. En contrepartie, ces cotisations ouvrent des droits : retraite, prévoyance, arrêt maladie, invalidité. Pour un dirigeant qui a peu d'autres revenus de remplacement, le salaire reste une base importante.

Les dividendes : attractifs mais encadrés

Depuis le 1er janvier 2026, les dividendes sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux (hausse de la CSG issue de la LFSS 2026). Pour les gérants majoritaires de SARL, la fraction des dividendes dépassant 10 % du capital social reste soumise aux cotisations TNS — ce qui réduit considérablement l'avantage.

Pour les présidents de SAS, les dividendes restent soumis uniquement au PFU. À noter : l'assurance-vie échappe à cette hausse et reste taxée à 30 % — ce qui modifie sensiblement les arbitrages entre enveloppes en 2026.

Ce qui change selon votre tranche marginale d'imposition

À 31,4 %, le seuil d'indifférence entre PFU et barème progressif se recalibre. L'option pour le barème reste avantageuse si votre TMI est à 11 % ou inférieure (grâce à l'abattement de 40 % sur les dividendes). À 30 % et au-delà, le PFU reste préférable. Pour les très hauts revenus, la CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus) peut créer un taux plancher effectif de 20 % sur l'ensemble des revenus — un paramètre à simuler impérativement avant toute décision de distribution.

La vraie variable oubliée : la retraite

Beaucoup de dirigeants optimisent leur fiscalité annuelle sans regarder ce que ça produit sur leur retraite à 20 ans. Un dirigeant qui se verse peu de salaire (donc peu de cotisations retraite) et beaucoup de dividendes peut se retrouver avec une pension de base très faible. La compensation existe : le PER. Chaque euro versé est déductible du bénéfice imposable (pour les TNS) ou du revenu imposable. C'est le seul outil qui permet de réconcilier optimisation fiscale immédiate et préparation retraite sérieuse.

La trésorerie d'entreprise : le troisième levier souvent oublié

Au-delà de la rémunération personnelle, les bénéfices non distribués restent dans la société. Les faire fructifier plutôt que les laisser dormir sur un compte courant est une décision patrimoniale à part entière. Contrats de capitalisation, comptes à terme, SCPI en démembrement temporaire : plusieurs véhicules permettent de faire travailler la trésorerie d'entreprise avec une fiscalité maîtrisée.

Ce qu'il faut retenir

Il n'existe pas de ratio salaire/dividendes optimal valable pour tous. La bonne réponse dépend de votre statut juridique, votre TMI, votre niveau de protection sociale souhaité, votre horizon retraite et votre situation personnelle. Ne pas se poser la question, c'est garantir une perte fiscale. Et la poser une seule fois sans la réévaluer chaque année, c'est presque aussi coûteux.

C'est exactement ce qu'un bilan patrimonial permet de structurer.

Outil lié à cet article

Simulateur salaire / dividendes

Trouvez le bon arbitrage entre rémunération et dividendes selon votre statut.

Ouvrir l’outil →
Sources : URSSAF, BOFiP, CNAVPL — Caisse interprofessionnelle, Le Particulier.
Première étape

Parlons de votre patrimoine.

Un premier RDV de découverte d'environ une heure, sans engagement et sans frais. Vous repartez avec une vision claire de vos opportunités.

Demander mon bilan gratuit → Me contacter directement
IAS
Mandataire en assurance — réseau UPTIMI
Carte T
Transactions immobilières — via UPTIMI
1h
Bilan gratuit — visio ou présentiel
45+
Compagnies partenaires — réseau UPTIMI